Gang de Mamans - Reflexion.

Bonjour la Meute !

Aujourd'hui un article Hors série sur mes réflexions personnelles.

Je suis maman. C'est un fait. Depuis peu, je fréquente les "Mamans du car". Le car passe prendre les enfants pour les emmener à l'école. Le jeudi, c'est le soir des Papas. Quoique Papa Loup soit de corvées tous les soirs pratiquement !

Je les aime bien les Mamans du Car. Il y a A, la maman couleur chocolat, avec sa grande fille, son moyen et son petit garçon. Il y a C, la maman "d'en face" qui habite juste devant l'arrêt du car, avec son grand casse-cou et son petit timide. Il y a la maman voiture (ou le papa souvent aussi), avec son grand et sa petite bouclée. La fine maman a talon, avec son choupinours très timide.
Les autres enfants, les "grands" de CM2, viennent seuls pour la plupart. G et son anorak orange et bleu adore Petit Loup, il joue souvent avec et le fait tourner en bourrique. Petit Loup adore ça. Et puis les autres. Ils jouent à chat, ils jouent avec leurs hand spinner, avec une balle, avec un ballon.

Mon constat est le suivant. J'ai 30 ans, et je me sens plus proche des enfants que des autres parents. Je dois me retenir de ne pas leur demander un bonbon quand ils font circuler les têtes brulées sous le manteau.

Je me sens en total décalage avec les autres parents. J'ai pourtant les mêmes préoccupations, hein. Le linge, la vaisselle, le boulot, la voiture, le salaire... Et pourtant. Je ne sais pas ce qui crée ce décalage. Peut être le fait que je me sente encore "jeune". Je déteste avoir la nécessité de me poser en "adulte", en "maman" par rapport aux autres. C'est pourtant ce que je suis hein (en principe, biologiquement, et légalement).
Pour mon fils, je suis "Maman". c'est normal, naturel. Mais, je ne sais pas. Je ne sais pas si c'est ma perception qui est erronée. Je ne sais pas si c'est moi qui suis différente. J'ai reçu une éducation qui me fait respecter les adultes, les personnes plus agées. Pour autant, j'ai du mal à me voir moi, comme une adulte "de même niveau" on va dire que les autres du car. J'ai certainement les mêmes droits, les mêmes prétentions que les autres. Ma vie n'en est pas moins importante, mon fils pas moins bien éduqué. J'ai les mêmes envies, les mêmes ambitions. Le permis, la maison, la piscine quand il fait chaud. Mon fils fait les mêmes conneries. Il dessine sur les murs, il hurle quand il est fatigué, il tape du pied, et fait des calins à ses copains qui pleurent.

Mais je ne me sens pas à ma place. Je ne peux pas être au même niveau que les enfants. Je ne suis pas leur "copine", je ne suis pas leur mère non plus. Je ne me gêne pas pour renvoyer la balle, je ne me gêne pas pour recadrer quand ils dépassent les bornes (bien qu'ils se gèrent largement tous seuls la plupart du temps). Je ne vais pas jusqu'à taxer les bonbecs. Il ne faut pas pousser. Même si j'en meurs d'envie, je ne peux pas cautionner ouvertement de manger des bonbons après avoir brossés les dents. (Même si je l'ai fais dès que j'ai eu la possibilité de le faire ! )

Je ne sais pas ce que je suis, mi-chien mi-loup peut-être. Je n'ai pas envie de changer. Je suis bien telle que je suis, mais je ressent ce décalage qui me perturbe. Au début, j'ai mis ça sur le compte du fait que j'étais "nouvelle" au car, mais après un an, force est de constater que ce décalage perdure.
Je ne sais pas comment les autres mamans me perçoivent, je ne leur ai pas demandé.

On verra si cette différence s'estompe avec les années, avec le temps. Peut-être qu'ailleurs je ne ressentirais pas ce décalage. Peut-être que je serais éternellement différente. Toujours à chercher la petite bête qui n'existe peut-être pas...

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